NOTRE MISSION est d’améliorer la qualité de vie des Autochtones vivant en milieu urbain en appuyant les activités qui favorisent une participation et un accès égal à la société canadienne et qui respectent et renforcent l’importance rehaussé accordée au caractère distinctif de la culture autochtone.
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© L’Association nationale des centres d’amitié
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Notre histoire

Ligne de temps du Mouvement des centres d’amitié

La notion de « Centre d’amitié » a vu le jour au milieu des années 1950. Un grand nombre d’Autochtones migraient pour se rendre dans les plus grands centres urbains du Canada, essentiellement à la recherche d’une meilleure qualité de vie. Dans un effort visant à répondre aux besoins exprimés par leurs collectivités, les personnes concernées ont déployé les efforts nécessaires pour mettre en place des organismes spécialisés.

Ces organismes étaient en mesure d’offrir des services de référence en milieu urbain et de counselling sur diverses questions, notamment, l’emploi, le logement, l’éducation, la santé et les liens avec d’autres organismes communautaires.

Pendant les années 1950 et 1960, les centres d’amitié étaient essentiellement autonomes. Ils étaient exploités surtout grâce au travail de bénévoles et étaient financés au moyen d’activités de levée de fonds et de l’aide de l’église, de groupes de services et de petites subventions. Le nombre de centres d’amitié a suivi l’augmentation de la demande de services de la part des Premières Nations, des Inuits et des Métis migrants et en milieu urbain. La nature des programmes et des services et le besoin crucial d’obtenir plus de financement ont gagné rapidement en importance.

1951            Centre d’amitié mis sur pied à Toronto (Ontario) – North American Indian Club
1952            Centre d’amitié mis sur pied à Vancouver (C.-B.) – Coqualeetza Fellowship Club
1959            Centre d’amitié mis sur pied à Winnipeg (Man.) – Indian & Métis Friendship Centre
1968            26 centres d’amitié au Canada

À la fin des années 1960, les centres d’amitié ont commencé à s’organiser en associations provinciales/territoriales (APT). En 1969, un Comité directeur des centres d’amitié a été mis sur pied et doté du mandat d’étudier la faisabilité de mettre en place un organisme national chargé de représenter le nombre croissant de centres.

1969            Le Comité directeur des centres d’amitié a été mis sur pied pour étudier la faisabilité de mettre en place un organe national représentant les centres d’amitié
1972            L’Association nationale des centres d’amitié est constituée en société.

Jusqu’à 1972, les centres d’amitié étaient dépendants, dans une grande mesure, du travail bénévole et de leur capacité à obtenir des fonds au moyen de différentes activités de collecte de fonds, de dons privés et de petites subventions des fondations et des gouvernements fédéral et provinciaux. Le rôle des centres a aussi commencé à évoluer et il est passé de la prestation de services de référence à la prestation de services sociaux de première ligne.

1972            Le gouvernement du Canada met en œuvre le Programme des migrants autochtones (PMA), qui fournit du financement aux centres d’amitié partout au Canada
1972            43 centres d’amitié au Canada

En 1972, le Gouvernement du Canada a officiellement reconnu la viabilité des centres d’amitié et a mis en œuvre le Programme des migrants autochtones (PMA). En 1976, le gouvernement a effectué une évaluation du PMA qui a révélé le rôle crucial que jouaient les centres d’amitié dans les collectivités qu’ils desservaient et le vaste réseau d’entraide communautaire qu’ils avaient mis en place.

Les centres d’amitié ont aussi réussi à utiliser les ressources limitées de façon souple et créative tout en demeurant responsables envers leurs collectivités. En dépit des nombreux obstacles auxquels ils ont été confrontés, les centres d’amitié ont continué d’élargir la gamme de programmes et de services qu’ils offraient aux Autochtones vivant en milieu urbain.

En 1983, l’ANCA et le Secrétariat d’État du Canada (SEC) ont amorcé des négociations qui ont abouti à la création d’un Programme des migrants autochtones (PMA) enrichi. Ce programme d’une durée de cinq ans reconnaissait officiellement « les centres d’amitié comme les institutions autochtones légitimes, en milieu urbain, pour répondre aux besoins des Autochtones ». En 1988, le Programme des centres d’accueil est devenu le Programme des centres d’amitié autochtones (PCAA) qui a obtenu un financement permanent de la part du SSC.

1983            L’ANCA et le secrétariat d’État du Canada (SEC) ont négocié l’évolution du Programme des centres d’accueil pour en faire un Programme des migrants autochtones enrichi
1983            80 centres d’amitié au Canada

En 1988, le gouvernement fédéral a mis en place un programme permanent, le Programme des centres d’amitié autochtones. En raison de la qualité des services fournis et du rôle crucial qu’ils ont joué dans les collectivités qu’ils desservaient, les centres d’amitié se sont valu une réputation de plus en plus positive auprès du gouvernement en tant qu’institution autochtone en milieu urbain légitime pour répondre aux besoins des Autochtones.

1988            Le Programme des migrants autochtones enrichi est devenu le Programme des centres d’amitié autochtones (PCAA) qui a obtenu un financement permanent auprès du SEC.

La relation de financement a essentiellement changé en 1996 lorsque la responsabilité administrative du PCAA a été transférée du ministère du Patrimoine canadien à l’ANCA. Ce nouvel accord signifiait que le budget de fonctionnement du PCAA serait administré par l’ANCA pour le compte des centres d’amitié locaux et des APT. Cette dévolution des responsabilités marque une nouvelle époque des relations entre les Autochtones et le gouvernement et, à ce jour, représente une relation unique avec le gouvernement du Canada. Elle démontre notamment un engagement de la part du gouvernement d’accroître la capacité et la durabilité des organismes autochtones.

1996            Le ministère du Patrimoine canadien (MPC), autrefois SEC, transfère la responsabilité administrative du PCAA à l’ANCA

1996            114 centres d’amitié au Canada

2001            L’ANCA renouvelle l’accord de transfert du PCAA entre le MPC et l’ANCA

2004            117 centres d’amitié au Canada

2005            L’accord de transfert du PCAA entre le MPC et l’ANCA est renouvelé pour une troisième fois.

2007            118 centres d’amitié au Canada

Aujourd’hui, près d’un demi-siècle après la mise sur pied des premiers centres d’amitié au Canada, le Mouvement s’est élargi et continue d’offrir les mêmes programmes et services essentiels aux Autochtones vivant en milieu urbain au Canada. Un total de 118 centres d’amitié sont membres de l’Association nationale des centres d’amitié.

Le Mouvement des centres d’amitié est unique grâce à la vaste gamme de services spécialisés qu’il offre aux Autochtones vivant en milieu urbain au Canada. La prestation des services actuellement offerts dans les centres d’amitié est spécialisée et couvre divers secteurs, par exemple, la culture, la famille, les jeunes, les sports et les activités récréatives, la langue, la justice, le logement, la santé, l’éducation, l’emploi, le développement économique ainsi qu’une diversité de projets variant des activités sociales jusqu’aux événements spéciaux en passant par les initiatives de renforcement communautaire.






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